upcoming at the gallery |
24.09.2026 – 21.11.2026
Núria Güell
Dominique Mathieu
Gianni Pettena
Matthieu Saladin
Endre Tót
les gens d’Uterpan
The Play
Lois Weinberger
Ce qui demeure
Salle Principale
OPENING
24 september 2026
6 – 8:30 pm
–
fair |
23 – 24 – 25.10.2026
Art Basel | Paris
booth G9
Amie Barouh
Claude Closky
Pierre Creton
Dominique Mathieu
Gianni Pettena
Lois Weinberger
Grand Palais, Paris
_
edition | TO BUY
bloc 1 | 10 years
concept and design Achim Reichert
30 € + 12 € shipping – france > inquire > press-gallery@salleprincipale.com
Núria Güell
Dominique Mathieu
Gianni Pettena
Matthieu Saladin
Endre Tót
les gens d’Uterpan
The Play
Lois Weinberger
Ce qui demeure | exposition collective | 24 septembre – 21 novembre 2026
Que demeure-t-il d’une exposition lorsqu’elle est démontée ?
Les œuvres, bien sûr. Mais aussi les textes qui les accompagnent, les conversations qu’elles suscitent, les regards qu’elles déplacent. Une exposition ne disparaît pas avec son décrochage. Elle laisse des traces qui continuent de travailler le présent.
Ce qui demeure réunit des expositions avec des œuvres présentées à Salle Principale depuis 2014. Elles ne reviennent pas pour célébrer dix années de programmation ni pour constituer une rétrospective de la galerie. Elles reviennent parce que les questions qu’elles portent demeurent.
Depuis sa création, Salle Principale accompagne des artistes qui observent les transformations du monde et en révèlent les lignes de tension. Qu’ils aient commencé à travailler dans les années 1970 ou qu’ils appartiennent à une génération plus récente, leurs œuvres interrogent les rapports de pouvoir, les modèles économiques, les usages du territoire, les ressources, les récits et les manières d’habiter le monde.
Les générations ne se succèdent pas. Elles se répondent.
De Gianni Pettena, The Play, Endre Tót et Lois Weinberger à Nuria Güell, Dominique Mathieu, Matthieu Saladin, et les gens d’Uterpan, les œuvres réunies ici montrent que certaines questions traversent les décennies sans perdre de leur actualité. Les artistes des années 1970 avaient déjà perçu les bouleversements qui façonnent aujourd’hui notre présent ; les plus jeunes en poursuivent l’exploration, avec d’autres formes et d’autres outils.
Le temps n’affaiblit pas ces œuvres. Il les déplace.
Une œuvre ne cesse pas d’agir parce qu’elle a déjà été montrée. Elle continue de produire du sens à mesure que le monde change et que notre regard se transforme.
Cette exposition affirme aussi une certaine idée du rôle d’une galerie.
Accompagner un artiste ne consiste pas seulement à produire de nouvelles expositions. C’est aussi permettre aux œuvres de continuer à circuler, d’être revues, relues, réinterprétées. Une galerie ne construit pas uniquement une programmation ; elle construit une mémoire active.
Cette mémoire est faite d’œuvres, mais aussi de textes.
Les textes écrits par les commissaires d’exposition, les critiques ou les artistes eux-mêmes accompagnent à nouveau les œuvres. Ils ne sont pas présentés comme des archives, mais comme des lectures qui demeurent disponibles, susceptibles d’être réactivées à leur tour.
Cette manière de faire est inscrite dans l’histoire même de Salle Principale.
Lorsque Patrick Bouchain propose d’imaginer l’espace de la galerie, il ne conçoit pas une architecture définitive. Il propose un principe. Les panneaux mobiles qu’il met à disposition, empruntés au théâtre, permettent de recomposer l’espace à chaque exposition. Depuis l’ouverture de la galerie, aucun mur n’a été construit pour être ensuite démoli. Chaque accrochage transforme l’existant.
Ce choix n’est pas anecdotique. Il traduit une manière de penser.
Considérer qu’un espace peut connaître plusieurs usages. Qu’une scénographie n’est jamais définitive. Qu’une œuvre n’a pas une seule exposition. Qu’un texte peut être relu. Qu’une exposition peut être réactivée.
Dans un contexte où le monde de l’art est soumis à une accélération permanente, où la nouveauté tend parfois à devenir une valeur en soi, Ce qui demeure revendique une autre temporalité. Celle de la continuité, de la transmission et de l’attention portée à ce qui existe déjà.
Les œuvres ne demeurent pas parce qu’elles résistent seules au temps.
Elles demeurent parce que des artistes, des auteurs, des commissaires, des collectionneurs, des institutions et des galeries continuent de les faire vivre.
C’est peut-être là que réside la responsabilité d’une galerie : non seulement montrer des œuvres, mais leur permettre de continuer d’agir.
Août 2026
Núria Güell
Dominique Mathieu
Gianni Pettena
Matthieu Saladin
Endre Tót
les gens d’Uterpan
The Play
Lois Weinberger
Ce qui demeure | group show | september 24 – novembre 21, 2026
What remains of an exhibition once it has been dismantled?
The works, of course. But also the texts that accompany them, the conversations they spark, the perspectives they shift. An exhibition does not disappear when it is taken down. It leaves traces that continue to resonate in the present.
Ce qui demeure brings together works presented in exhibitions at Salle Principale since 2014. They do not return to celebrate ten years of programming, nor to form a retrospective of the gallery. They return because the questions they raise remain.
Since its founding, Salle Principale has supported artists who observe the transformations of the world and reveal its lines of tension. Whether they began working in the 1970s or belong to a more recent generation, their works question power relations, economic models, the uses of territory, resources, narratives, and ways of inhabiting the world.
Generations do not simply follow one another. They respond to each other.
From Gianni Pettena, The Play, Endre Tót and Lois Weinberger to Núria Güell, Dominique Mathieu, Matthieu Saladin, and les gens d’Uterpan, the works brought together here show that certain questions cross decades without losing their relevance. Artists in the 1970s had already perceived the upheavals that shape our present today; younger artists continue to explore them, with different forms and different approaches.
Time does not weaken these works. It shifts their meaning.
A work does not cease to act because it has already been shown. It continues to produce meaning as the world changes and our perspective evolves.
This exhibition also asserts a particular idea of the role of a gallery.
Supporting an artist does not simply mean producing new exhibitions. It also means allowing works to continue to circulate, to be seen again, reread, and reinterpreted. A gallery does not only build a programme; it builds an active memory.
This memory is made up of works, but also of texts.
The texts written by curators, critics, or the artists themselves accompany the works once again. They are not presented as archives, but as readings that remain available, capable of being reactivated in turn.
This approach is embedded in the very history of Salle Principale.
When Patrick Bouchain was invited to imagine the gallery space, he did not conceive a definitive architecture. He proposed a principle. The movable panels he made available, borrowed from the theatre, allow the space to be reconfigured for each exhibition. Since the gallery opened, no wall has been built only to be demolished later. Each installation transforms what is already there.
This choice is not incidental. It reflects a way of thinking.
To consider that a space can have multiple uses. That a scenography is never definitive. That a work does not belong to a single exhibition. That a text can be reread. That an exhibition can be reactivated.
At a time when the art world is subject to constant acceleration, when novelty can sometimes become a value in itself, Ce qui demeure embraces another sense of time: one of continuity, transmission, and attention to what already exists.
Works do not remain because they resist time on their own.
They remain because artists, writers, curators, collectors, institutions, and galleries continue to bring them to life.
Perhaps this is where the responsibility of a gallery lies: not only in showing works, but in enabling them to continue to act.
August 2026